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M. Igel

Le lundi 14 mars 2005,nous avons rencontré M.Igel au lycée agricole de vire. Il nous a raconté son histoire en tant que deporté dans les camps d'Auschwitz.

M. Igel est né le 18/08/1927 en pologne, pays qu'il quitte à l'age d'1 an. Ses parents avaient presenti le nazisme, ils ont choisi de fuir vers les Pays-Bas, qui à l'epoque etait un pays neutre. Mais, les allemands ont déclenché la guerre au Pays-Bas qui capitulentpeu après. La famille Igel poursuit sa fuite vers la France et reussit à passer la frontière à l'aide de visa que son père s'etait procurer en travaillant au Pays-Bas. En 1937, ils arrivent à Auxerre alors que M. Igel n'a que 10 ans.
Quatre ans plus tard, lui et ses parents sont arretés par la police Française le 16 juillet au matin. Ses parents sont déportés. Il n'a alors que 14 ans, il est placé dans un orphelinat d'où il s'enfuit. Il se refugit dans une famille catholique, avant de pouvoir se payer un passeur pour la "zone libre".
Il arrive à Saint-Etienne, qui sera occupé par les allemands en 1942. Le jour de ses 16 ans, M. Igel est arreté et incarceré à Lyon au Fort "Mont Luc", où il reste peu de temps. Fin 1943, il est transféré au "camps de Dancy", d'où il part le 7 octobre vers Auschwitz dans des wagons de marchandises dans lesquels 100 personnes étaient entassées alors que les wagons pouvaient seulement contenir 40 passagers. Aprés 3 jours de train, sans nourriture, sans hygiene, il arrive à Auschwitz. Une première sélection est faite pour séparer les hommes, les femmes et les enfants. Aprés ce triage, 600 personnes ont été conduites directement aux chambres à gaz. Les personnes restantes vont aux travaux forcés.
M. Igel a pu échapper à la mort car il parlait Allemand et grâce à la rencontre d'un chirurgien viennois. Celui-ci l'a aidé à travailler au four crématoire. Et incroyable ! C'est ça qui le sauve car il réccupérait de la nourriture des morts qu'il partageait avec d'autres prisonniers.

 

L'une des journées de M.Igel

Levé à 5 heures, accompagné de coups, il a comme tous l'obligation de faire sa paillace au carré. Ils peuvent se laver uniquement àl'eau froide, ils disposent de 3 robinets pour 1000 personnes. On leur donne une portion de margarine et 2 tranches de pain accompagnés d'une eau chaude marron qu'ils appelent "café". Aprés ce maigre repas, M. Igel partait au travail forcé, jusqu'a midi. A cette heure-ci, il y a un appel pour voir si tous les déportés sont présents. Ensuite, il repartait au travail. L'appel était également fait le soir.

Les impressions des stagiaires

L'histoire de M. Igel est impressionante. Je n'aurai pas voulu être avec lui. Dans ce temps là, c'était dur de survivre : transporter des cadavres pour se cacher. Je ne sais pas si j'aurai pu le faire. Il est vivant et c'est le principal. J'espère que c'est un truc qui ne recommançeras pas. Mathieu

Cette rencontre m'a beaucoup ému. Je pense qu'il est important de raconter cette histoire à ceux qui nous entourent. De nos jour, je pense que le nazisme est à écarter de nos idées. Wilfried

Moi, je pense que l'histoire que M. Igel nous a raconté nous dit : chacun doit respecter sont prochain et que tout le monde est pareil. Il ne faut jamais que cela recommence. Loïc

Il ne faut pas que toute cette horreur se reproduise. Il ne faut pas faire de différence chez les humains, nous sommes tous égaux. Mickaël

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